Panart Neuchâtel 2024
La seconde édition de Panart Neuchâtel s'est déroulée du 04 mai au 11 avril 2024. Sept artistes (dont un duo) de toute la Suisse ont conçu des oeuvres inspirées du contexte Neuchâtelois. Les oeuvres ont été exposées au centre-ville, au quartier des Acacias et à Valangin.
Les artistes en 2024
Davide Cascio
*1976, Lugano et Paris

Les travaux de l’artiste tessinois Davide Cascio s’intègrent dans un espace architectural. Il développe son langage par emprunt à la culture populaire, la littérature et d’autres domaines, pour développer un lien entre architecture physique et mentale.
En découvrant Neuchâtel, l’artiste a été frappé par le nombre et la diversité des fontaines qui se trouvent au centre-ville. En s’inspirant du moulin à eau, il élabore une sculpture cinétique sur la fontaine du château qui se démarque des autres fontaines par sa sobriété. Caractéristique mise à mal par l’artiste. Son installation se prolonge au château de Valangin.
Davide Cascio, Rotofontaine, 2024, éléments en métal, peinture et métal émaillé, dimensions variables
Davide Cascio, 5 discs, 2024, métal émaillé, dimensions variables
Production en collaboration avec Christophe Corbaz
Photographies par Maxime Genoud
Rosalie Evard
*1994, Neuchâtel

Les peintures de Rosalie Evard sont le résultat d’un assemblage hétéroclite : fragments de corps et accessoires de mode piochés dans des magazines, capture de portrait dans la rue, mobilier de brocante, végétation, ornements et papier peint. Tous ces sujets, choisis de manière intuitive, sont scannés puis manipulés sur un logiciel. Lors de cette étape, l’étrange se mêle à l’absurde, le burlesque à l’extravagance donnant naissance à une réalité nouvelle. Ces scènes plurielles et parfois interrogatives sont alors entièrement réalisées en peinture acrylique sur toile grand format. C’est à ce moment que l’artiste se révèle et utilise son savoir-faire technique tantôt minutieux, tantôt brut, mais surtout jubilatoire.
Artiste neuchâteloise en résidence à Berlin, elle jette un regard subjectif sur sa ville, plein de souvenirs merveilleux. Ses œuvres se déploient à la place du port et au quartier des Acacias.
Rosalie Evard, bienvenue dans ma tête, 2024, peinture sur bois, 2,4 x 4 mètres
Rosalie Evard, Sophie, 2024, peinture imprimée pour affichage, 3 x 6 mètres
Rosalie Evard, 6 pas en arrière et 8 pas sur la gauche, 2024, peinture imprimée pour affichage, 3,25 x 5,8 mètres
Installation en collaboration avec ADL publicité
Photographies par Maxime Genoud
Laure Marville
*1990, Genève

Laure Marville multiplie les types d’impression, répétant des motifs qu’elle découpe et réassemble. Sous les apparences joyeuses, ses œuvres révèlent des messages profonds et grinçants.
L’artiste a fait trois ateliers avec des classes de l’école obligatoire. Les élèves devaient s’exprimer sur les questions suivantes : « qu’est-ce qui vous fâche, vous rend triste ou vous ennuie dans la vie de tous les jours », « qu’est-ce que vous souhaitez pour vous et pour les autres dans le futur ? » et « qu’est-ce que vous aimeriez voir ? » L’artiste a ensuite fait des compositions avec les dessins des élèves qui sont affichées au quartier des Acacias, à la place du port et sur le Musée d’art et d’histoire.
Laure Marville, Que tout le monde!, 2024, affiches imprimées en sérigraphie, 89,5 x 128 cm par affiche
Remerciements : JPP, Dorine Aguerre et Sérigraphie par Duo d'Art
Photographies par Maxime Genoud
Robin Mettler & Sina Schöpf
*1993 et *1994, Bern

Les deux artistes de Berne, qui poursuivent parallèlement des pratiques individuelles, réunissent leurs forces pour construire une fontaine avec des matériaux inattendus. Son placement sous terre à l’arrêt bas du funiculaire (Gare-Université) interroge cette structure qui signale les lieux centraux de nos villes.
Poursuivant leur réflexion sur les lieux emblématiques d’une ville, les deux artistes interviennent sur l’Hôtel de Ville. D’une part, les éléments en polystyrène – un matériau récent et largement utilisé dans la construction – contrastent avec le style néoclassique qui se réfère à l’antiquité: le polystyrène rencontre la pierre d’Hauterive. D’autre part, les fenêtres arrondies n’étaient pas prévues dans le premier plan du bâtiment. En les obstruant, les artistes rétablissent avec humour l’histoire du projet original tout en modifiant la luminosité intérieure.
Robin Mettler et Sina Schöpf , How to build a fountain (advanced), 2022, polystyrène, panneaux en mousse dure, résine époxy, bois, tube aluminium, tuyau PVC, pompe à eau, 240 × 390 × 190cm
Robin Mettler et Sina Schöpf, Plugs, 2024, éléments en polystyrène, panneaux en mousse dure, mousse de construction, 105 x 210 x 50 cm pièce
Photographies par Maxime Genoud
Marie Schumann
*1991, Zürich

Le textile est l'un des premiers produits du commerce mondial. Ici, à Neuchâtel, c'est la production des « indiennes » qui a laissé une grande richesse - des tissus de coton imprimés de motifs colorés, d’après des exemples de l'Inde. Mais ce n’est pas un cas isolé, l'histoire du textile est présente sur nos corps, dans notre langue et dans presque tous les cantons de Suisse.
L'installation de Marie Schumann explore notre histoire textile jusqu’à aujourd’hui. Nous pouvons suivre les fils du processus de conception des indiennes - importés d'Inde ou fabriqués spécialement pour la traite des esclaves. Dans le textile nous voyons les objets de violence, la division du travail et l’exploitation humaine.
À travers les noms donnés aux couleurs des fils comme « Caribbean pink, Indian spirit ou Imperial blue », apparaissent l'histoire et la mémoire, qui mènent à l’interrogation de l’historien Hans Fässler : « À quels crimes notre richesse est-elle liée ? » L’installation se prolonge à Valangin.
Marie Schumann, Guiding Threads I, 2024, tissus brodés, tissus de coton brut, 1000 x 1000 cm
Marie Schumann, Guiding Threads II, 2024, tissus Jacquard, 200 x 250 cm
Production en collaboration avec l’atelier de broderie Walter Sonderegger
Photographies par Maxime Genoud
Caroline Tschumi
*1983, Lausanne

L’artiste Caroline Tschumi tire son inspiration des années 1960 et 1970, notamment de l’univers cartoon. Des compositions d’une rare densité révèlent une réalité mythologique et onirique.
Caroline Tschumi traduit sa pratique du dessin à l’échelle monumentale en réalisant deux œuvres sur bois qui sont installées sous la Collégiale au centre-ville et au quartier des Acacias. Dans ses compositions elle combine fables populaires, légendes et anecdotes personnelles en lien avec Neuchâtel.
Caroline Tschumi, Sans titre, peinture sur bois, 460 x 570 cm
Caroline Tschumi, Sans titre, peinture sur bois, 170 x 70 cm
Installation en collaboration avec Menuiserie Vauthier
Photographies par Maxime Genoud
Partenaires
Panart Neuchâtel a pu être réalisé grâce aux généreux soutiens de nos partenaires.
Panart Neuchâtel 2022
La première édition de Panart Neuchâtel s'est déroulée du 09 avril au 28 mai 2022. Six artistes de toute la Suisse ont conçu des oeuvres inspirées du contexte Neuchâtelois. Les oeuvres ont été exposées au centre-ville, au quartier des Acacias et à Valangin.
Les artistes en 2022
Tina Braegger
1985 Zürich, vit et travaille à Berlin et Zürich

Les ours qui peuplent le travail de Tina Braegger sont inspirés par l’artiste Bob Thomas qui les a dessinés pour la couverture arrière du disque « History of the Grateful Dead, Volume One (Bear’s Choice) » en 1973. Braegger explore les limites du renouvellement de sa pratique en utilisant toujours ce même sujet.
Le projet de Tina Braegger se divise en deux parties. La première partie, visible et brillante, est l’installation de ses boîtes lumineuses qui seront réparties dans les trois lieux. Mais l’artiste prévoit également de faire deux grandes peintures murales dans les collèges des Acacias et de la Promenade, pour créer une rencontre entre l’art et les plus jeunes.
Tina Braegger, The Other Dream Team, 2019, série de 5 boîtes, 2018, verre acrylic, aluminum, LEDs, impression digitale, environ 140 x 140 x 15 cm
Tina Braegger, grateful Bear, 2022, fresques, dimensions variables
Photographies par Thalles Piaget
Barbara Davi
*1971 Lucerne, vit et travaille à Lucerne

Le travail de Barbara Davi répond toujours à une architecture précise. Il module l’espace investi et fait éprouver sa matérialité au public. L’artiste travaille avec de nombreux matériaux et polarise le lien entre le corps de l’objet et celui du visiteur.
Barbara Davi ramène à la lumière un lieu oublié de Neuchâtel, un lieu devant lequel les habitantes et habitants passent, sans plus se demander à quoi il sert. Cette petite pelouse avec son banc dont le confort est mis à mal par la proximité de la route, se trouve signalé voir célébré par l’intervention architecturale très colorée de Barbara Davi.
Barbara Davi, Billboard and Coffee table…au soleil couchant, Structures en aluminium laquées, 200 x 300 cm et 170 x 180 x 80 cm
Photographies par Thalles Piaget
Nina Haab
*1985 Bellinzona, vit et travaille à Genève

La mémoire collective est au centre de la recherche de l’artiste. Sa pratique explore la mémoire des autres à travers leurs histoires de vie et par leurs archives personnelles.
Les deux sculptures que l’artiste présente sont nées du dialogue avec la communauté du quartier des Acacias, un quartier aussi connu sous le nom de Denis-de-Rougemont. Basé sur les échanges et les témoignages, l’artiste réalise deux œuvres disposées sur les deux « frontières » opposées de la ville de Neuchâtel, délimitées par la nature : la forêt et le lac.
Nina Haab, Siblings, 2022, colonnes de bois coloré avec textes, tailles variables
Photographies par Thalles Piaget
Stefano Jermini
*1961 Lugano, vit et travaille à Lugano

Stefano Jermini est un expérimentateur de la couleur. Depuis plusieurs décennies, il travaille la peinture sous toutes ses formes. Ses recherches se concentrent aujourd’hui sur l’exploration du médium de l’aquarelle dans le genre du portrait.
L’artiste a créé une série de portraits en prenant comme sujet des gens rencontrés dans les rues de Neuchâtel. Ces portraits sont reproduits en grand format et affichés sur les façades des trois lieux d’exposition. Cette pratique inverse la tradition du portrait, réservé historiquement aux gens fortunés et destiné à l’espace privé.
Stefano Jermini, Richard, Antonia, Anna, 2022, dessin aquarelle imprimé sur film adhésif, 200 x 150 cm
Stefano Jermini, Gabriel, 2022, dessin aquarelle imprimé sur film adhésif, 200 x 150 cm
Stefano Jermini, Anaiis, Patricia, 2022,dessin aquarelle imprimé sur film adhésif, 200 x 150 cm
Stefano Jermini, Ben, Barbara, Mathilde,2022, dessin aquarelle imprimé sur film adhésif, 200 x 150 cm
Stefano Jermini, Stefano, Duc-Hanh,2022, dessin aquarelle imprimé sur film adhésif, 200 x 150 cm
Installation en collaboration avec ADL publicité
Photographies par Thalles Piaget
Alexandre Sangsue
*1995 à Genève, vit et travaille à Neuchâtel

Alexandre Sangsue développe un travail narratif qui interroge le livre en tant qu’objet et, plus précisément, la bande dessinée en tant que médium. À cheval entre le recueil de gravures, le livre d’artiste, le roman graphique et le carnet de croquis, les formes séquentielles qu’explore l’artiste questionnent le dessin, avec une approche complètement artisanale du trait.
Alexandre Sangsue reprend l’un de ses personnages, le Chevalier Sensible pour le faire habiter d’une part le château et la collégiale de Neuchâtel, d’autre part le château de Valangin. Avec l’installation d’une peinture monumentale dans les deux lieux il relie ces deux rivaux de toujours qui se retrouvent aujourd’hui sous la même gouverne.
Alexandre Sangsue, Château, 2022, peinture sur bois, environ 400 x 600 cm
Alexandre Sangsue, Il faut cultiver notre jardin, 2022, peinture sur bois, trapèze 230 x 700 cm
Installation en collaboration avec Menuiserie Vauthier
Photographies par Thalles Piaget
Charlotte Stuby
*1989 à Vevey, vit et travaille à Bruxelles

Charlotte Stuby travaille principalement avec le textile. Dans ses œuvres, elle cherche à représenter les images mentales, les architectures quotidiennes et les marqueurs d’identité.
Pour Panart Neuchâtel Charlotte Stuby crée des tissus grand format qui s’inspirent de l’environnement de Neuchâtel, de ses paysages emblématiques ainsi que de l’histoire publicitaire et des affiches de la région. Les trois œuvres s’intégreront dans le paysage urbain comme une fenêtre qui perce la ville.
Charlotte Stuby, Ephemera (Valangin), 2022, tissus avec impression sérigraphie cousus, 180 x 300 cm
Charlotte Stuby, Ephemera (Centre ville), 2022, tissus avec impression sérigraphie cousus, 320 x 360 cm
Charlotte Stuby, Ephemera (Acacias), 2022, tissus avec impression sérigraphie cousus, 250 x 350 cm
Photographies par Thalles Piaget
Partenaires 2022
Panart Neuchâtel a pu être réalisé grâce aux généreux soutiens de nos partenaires.